Saint-Pantaléon - Murs

Infos pratiquesInfos pratiques
Longueur : 13.0km
Durée : 4h15
Dénivelée positif : + 523m
Dénivelée négatif : - 252m
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LES MOULINS DE LA COMBE DE VÉRONCLE

L’origine de ces moulins est très certainement liée à l’implantation des familles vaudoises à Murs, situé en haut de cette combe. Depuis  l’imposant barrage des Etangs en amont, au pied du village de Murs, jusqu’au hameau des Cortasses dans le territoire de Gordes, en aval, pas moins de 10 moulins à farine à roue horizontale s’échelonnent au fl du torrent. Le premier texte que nous connaissons sur les moulins de Murs date de l’acte d’habitation de 1508 qui, notamment fxe les règles de leur utilisation, ainsi que la permission de pêcher dans l’étang (réserve d’eau des moulins). Les vestiges des quatre premiers moulins sur Murs existent encore aujourd’hui. Les six autres moulins, en aval sur le territoire de Gordes, sont la propriété de particuliers. Le premier moulin dénommé « Jean de Marre » (famille vaudoise), a été probablement construit au XVIe siècle. Le second, construit aussi au XVIe siècle, est la propriété de Jean Graille au début du XIXe siècle. Le quatrième moulin appelé « moulin des Grailles » a été acquis par la famille Graille en 1550. Le dernier « le moulin des Cortasses » est situé au hameau du même nom. Il aurait été construit vers 1695 selon les déclarations de la famille Graille lors d’un diférend qui l’oppose à Raymond Cortasse.

LES CORTASSES

Hameau vaudois, puis réformé de la paroisse des Gros et berceau de la famille Perrottet (sur les anciennes cartes, ce hameau s’appelle en efet « les Perrotets »). Nombreuses sépultures protestantes. Les Cortasses étaient une annexe de la paroisse des Gros. Le pasteur y a même parfois habité.

JOUCAS 

Magnifque village perché avec ruelles caladées, nombreuses œuvres artistiques exposées dans les rues, moulin à vent rénové en accès libre et château (privé) au sommet.
C'est un village vaudois puis protestant. D’après un petit fascicule écrit par MM. Richard et Arnaud sur ce village : « Un acte d’habitation est passé le 2 juillet 1465 entre le commandeur Etienne Moret et sept chefs de famille, chez maitre Guérin, notaire à Apt. Les biens de la
commanderie ont été donnés en bail emphytéotique à des familles vaudoises : Gaudin, Delmas, Gardiol, Cortasse ». Une nouvelle transaction est encore passée en 1516. Le Barbe Griot est allé à Joucas dans la maison de Peyre Gardiol où il a prêché pour la première fois. Il est accompagné d’un autre barbe, le bonnetier d’Avignon, Antoine Guérin. En 1539, lors de son procès, le barbe Jean Serre indique les familles chez lesquelles il a été reçu à Joucas.

Les vaudois de Joucas échappèrent en partie aux massacres et destructions de 1545 après lesquels ils se rendirent à Cabrières d’Avignon pour venir en aide aux familles vaudoises malmenées pendant le sac de la ville par les troupes de l’évêque de Cavaillon. Les guerres de religion n’ont cependant pas épargné le village dont la population acquise aux « idées nouvelles » participa activement au mouvement. Le château fut l’enjeu des « religionnaires » et des catholiques qui l’occupèrent à tour de rôle ; des religionnaires de Murs avec pour chef Bourgue (dit Rabaille) s’en emparèrent en 1574. Pendant cette période agitée, les religionnaires de Joucas avaient transformé l’église Notre Dame (au sud-est de Joucas) en temple, rasé ensuite par les catholiques ; d’autres s’exilent entre 1554 et 1559 : on en retrouve sept réfugiés à Genève pour fait de religion.

En 1560, il y a un consistoire. De 1598 à 1605, c’est le pasteur de Gordes qui dessert aussi Joucas. Les registres protestants de Lacoste et Mérindol donnent de nombreuses informations sur les familles protestantes de Joucas, ainsi que celui de Lourmarin qui enregistre les baptêmes de huit enfants de Joucas de 1619 à 1639. Le 23 octobre 1685, la plus grande partie des habitants de Joucas abjurent par devant le notaire royal de Roussillon. De nouveaux protestants apparaissent cependant après l’Édit de tolérance de novembre 1787. Pendant toute cette période, la présence

catholique à Joucas reste faible : en 1596, on n’y compte que six familles catholiques et au 18 siècle, sur 250 habitants, il n’y a que 9 hommes et 15 femmes catholiques.

Rappelons enfn que la généalogie des familles anciennes de Joucas montre des liens anciens avec la communauté vaudoise de la région, mais aussi un peu plus loin : ainsi on retrouve des Gaudin et des Gardiol en 1232 dans les vallées vaudoises, dans le Queyras en 1260, et au XVIe siècle en Calabre et en Provence. On trouve des Robert à Arvieux en 1332, des Daumas dans les vallées vaudoises au XIXe siècle. Un lieu-dit « les Daumas » existe entre St Pantaléon et Gordes.
(Souvenirs vaudois : le hameau des Gardiols).

MURS

Les barbes vaudois à Murs. D'après G Audisio, entre 1499 et 1504, 18 baux sont conclus avec des colons piémontais. En 1508, un acte d’habitation est signé par le seigneur de Murs installant plusieurs familles dans ce village. Une des familles les plus célèbres de Murs furent les Serre, dits de Bérard. Ce surnom leur vient d’un Bérard venu du Piémont. Vers 1530, ils constituaient une véritable tribu d’une quarantaine de personnes, vivant pratiquement sous le même toit. Nous trouvons aujourd’hui le toponyme « la Bérarde » qui serait la bastide vaudoise de cette famille et un collège de barbes. (Cette bastide, se trouve à 3 km avant Murs en venant de Gordes, à gauche
au début de la route qui revient sur l’abbaye de Sénanque). Parmi eux, le barbe Jean, dit « le boiteux de Murs » qui a rencontré dans la bastide de son père le « bonnetier d’Avignon », Antoine Guérin, celui dont parle le barbe Griot lors de son procès. En 1539, le barbe Jean Serre, arrêté et emprisonné à Apt, est interrogé : il cite des habitants de Murs par dizaines et il indique les lieux où il a prêche et les familles où il a été reçu. Avant 1545, 97 habitants de Murs furent poursuivis pour hérésie.

Parmi les Provençaux réfugiés à Genève, nous trouvons 18 habitants de Murs. Il semble qu’une petite communauté se soit maintenue puisque nous savons que le pasteur de Lacoste venait à Murs, comme il allait à Gordes et Joucas, au moins jusque vers 1650.

Source AEVHL (Association d'études vaudoises et historiques du Luberon)  

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